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Docteur Victor HazoutChirurgie orale et implantaireParodontiste
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Implant dentaire et chirurgie osseuse : pour qui, et selon quel parcours

Conserver les dents reste la première intention du parodontiste. Lorsqu’une dent ne peut plus l’être, l’implant est l’une des façons de la remplacer, à trois conditions : un os suffisant, une gencive saine, une maladie parodontale stabilisée. Cette page dit quand l’implant est indiqué, comment se déroule le parcours au cabinet du Docteur Hazout à Levallois-Perret, ce qui peut le faire échouer, et pourquoi la santé des gencives décide de sa longévité.

Sommaire9 parties
  1. Pourquoi perd-on une dent, et quand l’implant devient-il indiqué ?
  2. Remplacer une dent : ce qu’est vraiment un implant
  3. Que devient une dent qui n’est pas remplacée ?
  4. Trois conditions avant de poser un implant
  5. Le parcours, étape par étape
  6. Patients anxieux : la sédation consciente au MEOPA
  7. Quelle page lire selon votre situation ?
  8. Limites, contre-indications relatives et échecs possibles
  9. Durée de vie et suivi : la gencive décide

Les pages de cette rubrique

Pourquoi perd-on une dent, et quand l’implant devient-il indiqué ?

Chez l’adulte, les causes de perte d’une dent se comptent sur les doigts d’une main. La parodontite, infection chronique des tissus de soutien de la dent, ronge peu à peu l’os et le ligament : la dent se déchausse, devient mobile, puis ne peut plus être gardée. Une fracture de racine, une carie profonde ayant emporté trop de tissu, l’échec d’un traitement de racine ou un traumatisme mènent aussi à l’extraction. Plus rarement, la dent manque depuis la naissance.

Extraire n’est jamais une décision légère. Une dent au support affaibli peut souvent être traitée, stabilisée et conservée des années : le traitement de la parodontite, la régénération parodontale ou une contention sont envisagés avant même d’évoquer l’implant. Celui-ci devient une indication quand la dent est absente, ou quand son pronostic est trop sombre pour justifier de la garder, et qu’un remplacement est souhaité pour mastiquer, pour l’esthétique ou pour la stabilité des dents voisines.

Remplacer une dent : ce qu’est vraiment un implant

Un implant dentaire est une racine artificielle, le plus souvent en titane, insérée dans l’os de la mâchoire. Pendant la cicatrisation, l’os vient se souder à sa surface : c’est l’ostéointégration. L’implant peut alors supporter une couronne, un bridge, ou stabiliser une prothèse amovible.

L’implant n’est pas l’unique réponse. Un bridge collé ou scellé sur les dents voisines, une prothèse amovible, parfois même l’abstention, se discutent aussi. Le choix dépend de l’état des dents adjacentes, du volume osseux, de votre santé générale et de vos attentes.

Illustration : l’implant tient lieu de racine, la couronne restitue la partie visible de la dent.
Illustration : l’implant tient lieu de racine, la couronne restitue la partie visible de la dent.

Que devient une dent qui n’est pas remplacée ?

Animation pédagogique : ce que risque une dent non remplacée (résorption de l’os, déplacement des dents voisines et de la dent opposée).

Après une extraction, l’os qui enserrait la racine se résorbe. Une revue systématique d’études chez l’humain rapporte, six mois après l’extraction, une perte moyenne d’environ 3,8 mm en largeur et 1,2 mm en hauteur, l’essentiel se jouant dans les trois à six premiers mois [1].

La dent opposée peut aussi « descendre » vers l’espace laissé libre : c’est l’égression. Dans une étude rétrospective de 65 patients, elle a été mesurée chez 78 % d’entre eux, en moyenne de 0,9 mm sur environ sept mois [2]. Ces mouvements restent le plus souvent modestes, mais ils peuvent compliquer la future prothèse. Ils n’invitent pas à se précipiter ; ils invitent à planifier.

Trois conditions avant de poser un implant

  • Un os suffisant en hauteur comme en largeur, mesuré en trois dimensions par un cone beam (scanner dentaire à faisceau conique). S’il en manque, une greffe osseuse peut être proposée avant la pose ou dans le même temps.
  • Une gencive saine autour du futur implant et des dents voisines, avec une hygiène réalisable au quotidien.
  • Un parodonte stabilisé. Le parodonte réunit les tissus qui tiennent la dent : gencive, os, ligament. Une parodontite active doit être traitée avant l’implant.

Ce dernier point est le cœur même de l’approche d’un parodontiste. Une méta-analyse de 2024 montre que les patients ayant un antécédent de parodontite, même traitée, présentent davantage de péri-implantite (inflammation avec perte d’os autour de l’implant) et une survie implantaire légèrement plus faible que ceux qui n’en ont jamais eu [3]. Ce sont des études observationnelles : elles établissent une association, non une fatalité. Les auteurs concluent que l’implant reste possible dès lors que la maladie est contrôlée et stabilisée.

Les recommandations européennes (EFP) pour la parodontite de stade IV inscrivent le remplacement des dents, par prothèse sur dents ou sur implants, dans un plan de traitement global, une fois la phase de traitement de l’infection achevée [4]. La recommandation EFP de 2023 sur les maladies péri-implantaires le précise : la prévention commence dès la planification de l’implant et se poursuit par un suivi régulier [5].

Avoir eu une parodontite n’interdit pas l’implant. Cela impose un ordre : traiter et stabiliser la gencive d’abord, poser l’implant ensuite, puis entretenir le résultat par une maintenance régulière.

Le parcours, étape par étape

  • Bilan parodontal complet et examen de la zone à restaurer.
  • Traitement de la parodontite si nécessaire, puis réévaluation.
  • Imagerie 3D (cone beam) et planification sur logiciel, à partir de la future dent.
  • Greffe osseuse si le volume d’os est insuffisant (parfois dans le même temps que l’implant).
  • Pose de l’implant, au besoin à l’aide d’un guide chirurgical.
  • Cicatrisation, puis pose de la couronne.
  • Maintenance parodontale et péri-implantaire, à vie.

Les interventions chirurgicales (greffe, pose de l’implant) ont lieu sous anesthésie locale, au bloc opératoire du cabinet. La couronne est ensuite réalisée en coordination avec votre chirurgien-dentiste traitant lorsque celui-ci assure la partie prothétique. Le principe de la pose est détaillé sur la page Pose d’un implant et chirurgie guidée.

Animation pédagogique : l’implant prend la position planifiée, puis la couronne est mise en place.

Patients anxieux : la sédation consciente au MEOPA

Redouter une intervention chirurgicale est fréquent, surtout après un mauvais souvenir chez le dentiste. Au bloc opératoire du cabinet, le Docteur Hazout peut proposer, en complément de l’anesthésie locale, une sédation consciente au MEOPA : pour la pose d’un implant, une greffe osseuse ou gingivale, ou une autre intervention de chirurgie orale.

Le MEOPA est un mélange, à parts égales, de deux gaz : l’oxygène et le protoxyde d’azote. Il se respire par un petit masque posé sur le nez. Il agit en quelques minutes : l’anxiété diminue et les sensations deviennent moins vives, sans endormir. Le patient reste conscient, respire seul et peut répondre à tout moment. L’effet disparaît rapidement une fois le masque retiré.

Patiente sous sédation consciente au MEOPA au bloc opératoire du cabinet, masque nasal en place, entourée de deux membres de l’équipe
Au bloc opératoire du cabinet : la patiente respire le MEOPA par un petit masque posé sur le nez (patiente du cabinet).

Le MEOPA ne remplace pas l’anesthésie locale : il s’y ajoute. Il ne convient pas à toutes les situations médicales ; son intérêt et ses éventuelles contre-indications sont examinés lors de la consultation qui précède l’intervention.

Le Docteur Hazout a suivi la formation « Intégration du MEOPA en cabinet dentaire pour la prise en charge de l’anxiété et de la douleur » (Air Liquide Healthcare, formation accréditée, 2019), citée dans son parcours.

Quelle page lire selon votre situation ?

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Limites, contre-indications relatives et échecs possibles

Les contre-indications absolues à l’implant sont rares ; plusieurs situations, en revanche, augmentent le risque d’échec et se discutent avant toute décision. Le tabac est associé à davantage d’échecs et de perte osseuse autour des implants. Un diabète mal équilibré va de pair avec plus de péri-implantite, alors qu’un diabète bien contrôlé donne des résultats comparables à ceux des personnes non diabétiques. Une parodontite non stabilisée fait reporter la pose. Certains traitements (médicaments anti-résorbeurs de l’os à forte dose, radiothérapie de la tête et du cou) et une maladie générale non équilibrée appellent un avis coordonné avec votre médecin. Ces facteurs, et les études qui les documentent, sont développés sur la page consacrée à la pose de l’implant.

Un implant peut échouer de deux manières. L’échec précoce survient dans les premiers mois : l’os ne se soude pas, l’implant devient mobile et doit être retiré ; une nouvelle pose est souvent possible après cicatrisation. L’échec tardif se déclare des années plus tard, le plus souvent par péri-implantite : une infection des tissus qui entourent l’implant, comparable à une parodontite, et qui détruit l’os de soutien. Elle frappe plus volontiers les personnes ayant eu une parodontite, les fumeurs, et ceux qui échappent au suivi régulier. Elle avance souvent sans bruit : un implant peut perdre de l’os sans la moindre douleur, d’où l’intérêt des contrôles.

Un implant n’est pas une dent à l’abri de tout : il peut s’infecter comme une dent. La différence, c’est qu’il ne possède ni ligament ni défense tissulaire équivalente, ce qui rend la prévention et le dépistage précoce d’autant plus précieux.

Durée de vie et suivi : la gencive décide

Une méta-analyse de 18 études estime la survie des implants à dix ans à 96,4 % ; une analyse de sensibilité plus prudente retient 93,2 %, avec une survie moindre chez les personnes de 65 ans et plus [6]. Survivre n’est pas être indemne : un implant toujours en bouche peut être atteint de péri-implantite. Voilà pourquoi le suivi pèse autant que la chirurgie.

Ce suivi prend la forme de séances de maintenance parodontale dont le rythme dépend de votre niveau de risque : contrôle des gencives autour des dents et des implants, nettoyage professionnel, radiographie de contrôle de l’os à intervalles réguliers. Entre deux séances, l’hygiène quotidienne autour des implants (brossettes interdentaires, brossage attentif du collet de la couronne) reste la première des protections. L’article Entretenir ses gencives autour des implants détaille ces gestes et explique la mucosite et la péri-implantite.

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Questions fréquentes

Peut-on poser un implant quand on a eu une parodontite ?

Oui, le plus souvent, à condition que la parodontite ait été traitée et stabilisée avant la pose, et que vous suiviez ensuite une maintenance régulière. Le risque de péri-implantite demeure plus élevé qu’en l’absence d’antécédent ; c’est précisément ce qui justifie ce suivi.

Faut-il toujours une greffe osseuse ?

Non. La greffe n’a d’intérêt que si l’os manque pour placer l’implant dans la bonne position, ce que le cone beam permet de mesurer. Dans certains cas, un implant court ou un autre type de prothèse constitue une alternative à discuter.

Un implant peut-il « attraper » une maladie de gencive ?

Oui. La mucosite, puis la péri-implantite, sont des inflammations des tissus qui entourent l’implant, liées notamment à la plaque dentaire. Une hygiène adaptée et des contrôles réguliers en sont la première prévention.

Que se passe-t-il si un implant échoue ?

Un implant qui ne s’intègre pas, ou qui perd son os de soutien, est retiré. Après cicatrisation, et parfois après une greffe, une nouvelle pose est souvent possible. Les causes de l’échec (infection, tabac, surcharge, hygiène) sont recherchées pour ne pas les reproduire.

Combien coûte un implant ?

Les honoraires dépendent du nombre d’implants, d’une éventuelle greffe et du type de prothèse. Les fourchettes pratiquées au cabinet figurent sur la page Tarifs et honoraires ; un devis détaillé vous est remis après le bilan.

Sources scientifiques (6)
  1. Tan WL, Wong TL, Wong MC, Lang NP. A systematic review of post-extractional alveolar hard and soft tissue dimensional changes in humans. Clin Oral Implants Res. 2012;23 Suppl 5:1-21. DOI
  2. Lee BA, Kim B, Kim YT. Supraeruption as a consideration for implant restoration. J Periodontal Implant Sci. 2020;50(4):260-267. DOI
  3. Marty L, Hoornaert A, Enkel B, Penhoat A, Colat-Parros J, Soueidan A, Jordana F. Implant Health in Treated Periodontitis Patients: A Systematic Review and Meta-Analysis. Dent J (Basel). 2024;12(8):240. DOI
  4. Herrera D, Sanz M, Kebschull M, Jepsen S, Sculean A, Berglundh T, Papapanou PN, Chapple I, Tonetti MS. Treatment of stage IV periodontitis: The EFP S3 level clinical practice guideline. J Clin Periodontol. 2022;49 Suppl 24:4-71. DOI
  5. Herrera D, Berglundh T, Schwarz F, Chapple I, Jepsen S, Sculean A, Kebschull M, Papapanou PN, Tonetti MS, Sanz M; EFP Workshop Participants and Methodological Consultant. Prevention and treatment of peri-implant diseases—The EFP S3 level clinical practice guideline. J Clin Periodontol. 2023;50 Suppl 26:4-76. DOI
  6. Howe MS, Keys W, Richards D. Long-term (10-year) dental implant survival: A systematic review and sensitivity meta-analysis. J Dent. 2019;84:9-21. DOI

Page rédigée par le Docteur Victor Hazout, parodontiste · mise à jour le 23 octobre 2026

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